Interview de Julien Martin-Cocher, CEO de Chem&Flow

Chem&Flow développe une technologie innovante destinée à accélérer le développement et l’industrialisation des procédés chimiques complexes. L’entreprise rejoint le Comité Richelieu en tant que nouvel adhérent. Julien Martin-Cocher, CEO de Chem&Flow a répondu à nos questions. 

— Quelle est l’activité de votre entreprise et quel défi relève votre solution ? 

Chem&Flow développe une plateforme DeepTech de Chimie 5.0, combinant chimie en flux continu, robotique, automatisation et IA. Notre objectif est de transformer la manière dont les procédés chimiques sont développés, optimisés puis industrialisés, en permettant de passer plus rapidement de l’expérimentation au procédé industriel. Cette approche répond à plusieurs défis majeurs : réduire les temps (5x à 10× plus rapide) et coûts de développement (ROI 6-12 mois), sécuriser les procédés, diminuer la consommation de solvants (-50% à -90%) et d’énergie (-40% à -60%), réduire l’empreinte carbone (-30% à -70% d’émissions de CO₂ soit jusqu’à 8 000 tCO₂/an sur plateforme de référence) et renforcer la capacité de production en Europe. Nous travaillons notamment avec les secteurs de la pharmacie, de la chimie, de la défense et du spatial, de l’électronique et des matériaux avancés, du recyclage, de la cosmétique, de l’agrochimie et, à terme, d’autres industries stratégiques.

Pourquoi votre entreprise a-t-elle décidé de rejoindre le Comité Richelieu et qu’attendez-vous d’un écosystème qui rassemble des startups, PME et ETI innovantes ? 

Nous avons rejoint le Comité Richelieu parce que nous partageons une conviction : la compétitivité industrielle française et européenne dépend de notre capacité à faire émerger des technologies innovantes, mais surtout à les faire adopter et passer à l’échelle. L’intérêt d’un écosystème réunissant startups, PME, ETI et grands acteurs est justement de créer ces passerelles. Pour Chem&Flow, il s’agit à la fois de confronter notre technologie aux besoins réels des industriels, d’identifier des partenaires capables d’accélérer le déploiement et de contribuer nous-mêmes aux réflexions sur l’innovation et la réindustrialisation.

Quels freins à l’innovation ou à la croissance souhaitez-vous lever grâce à votre participation à cet écosystème ?

Le principal frein n’est pas toujours l’absence de technologie : c’est souvent la difficulté à passer de la preuve de concept à l’adoption industrielle. Les cycles de décision, l’aversion au risque, la fragmentation des financements, les difficultés d’accès aux premiers marchés ou encore le manque de continuité entre R&D, expérimentation et industrialisation peuvent ralentir l’innovation. Nous souhaitons contribuer à lever ces barrières en démontrant qu’une innovation DeepTech peut être conçue dès le départ pour être déployable, industrialisable et économiquement pertinente.
— Quel impact visez-vous à l’échelle nationale ou européenne ? 

Notre ambition est de faire de Chem&Flow un acteur européen de référence de l’automatisation et de l’intensification des procédés chimiques. À terme, nous voulons contribuer à relocaliser et renforcer certaines capacités de production en Europe, tout en permettant aux industriels de produire plus rapidement, avec moins de ressources et avec davantage de maîtrise de leurs procédés. L’enjeu dépasse donc notre seule entreprise : il touche à la souveraineté industrielle, à la décarbonation et à la compétitivité de l’industrie européenne.

— Pourriez-vous partager une réussite récente dont vous êtes particulièrement fiers ?

Nous sommes fiers d’avoir franchi une étape importante en 2026 avec la consolidation de notre 1ère plateforme technologique opérationnelle et la structuration de notre équipe R&D. Cette étape matérialise le passage d’une technologie issue de travaux de recherche à une solution conçue pour répondre à des problématiques industrielles concrètes.

Un challenge ou un objectif marquant pour les mois à venir ? 

Notre priorité est désormais de transformer notre avance technologique en collaborations industrielles structurantes. Nous devons démontrer, avec des industriels, la valeur de notre approche sur des cas d’usage réels, accélérer la montée en maturité de notre plateforme et préparer son passage vers des déploiements industriels. L’enjeu des prochains mois est donc simple à résumer : passer du potentiel technologique à l’impact industriel.
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Interview de Franck Le Gall, CEO de EGM

EGM développe des solutions ouvertes et souveraines dédiées aux jumeaux numériques, à l’interopérabilité et à la valorisation des données. L’entreprise rejoint le Comité Richelieu en tant que nouvel adhérent. Franck Le Gall, CEO de EGM a répondu à nos questions. 

— Quelle est l’activité de votre entreprise et quel défi relève votre solution ? 

Depuis 2010, EGM s’investit sur les enjeux de normalisation, d’interopérabilité des données et de souveraineté numérique. Cette expérience, construite au fil de projets de recherche et d’innovation européens, nous a conduits à concevoir des architectures de données ouvertes plutôt que des solutions propriétaires fermées, avec la conviction que la maîtrise des données par leurs producteurs est une condition de confiance durable. EGM s’inscrit ainsi depuis plusieurs années dans l’écosystème européen de l’innovation, avec des travaux sur l’IoT, la normalisation des interfaces d’échange, et l’exploitation des données.

EGM est éditeur de plusieurs logiciels dont Twin·Picks, une plateforme ouverte et souveraine de jumeau numérique, capable d’accueillir un nombre illimité d’applicatifs métier (irrigation, éclairage public, énergie, qualité de l’air, suivi environnemental, conformité réglementaire, etc.). Pour cela, nous avons mis en place des approches FAIR (données Faciles à trouver, Accessibles, Interoperables et Réutilisables) avec des bibliothèques de connecteurs, des validations de données, de l’exposition par API normalisée et surtout la contextualisation des données par l’utilisation de graph de connaissance disponible au sein de notre cœur de données open-source Stellio, élément majeur de l’écosystème européen Fiware. Récemment, des interfaces MCP ont été ajoutées, permettant à des agents IA d’interagir avec nos systèmes. Nous disposons par ailleurs d’un bureau d’étude pour produire nos propres capteurs lorsque l’offre sur étagère n’est pas suffisante.

Pourquoi votre entreprise a-t-elle décidé de rejoindre le Comité Richelieu et qu’attendez-vous d’un écosystème qui rassemble des startups, PME et ETI innovantes ? 

Nous avons choisi de rejoindre le Comité Richelieu pour sortir de l’isolement propre à toute PME innovante confrontée à des enjeux communs d’accès aux marchés publics, de financement de l’innovation et de passage à l’échelle. Enfin, nous attendons de cet écosystème un accélérateur de retours d’expérience, en confrontant nos convictions sur la souveraineté des données et l’IA déterministe à celles d’autres entreprises ayant déjà structuré leur croissance et en bénéficiant de mises en relation concrètes avec des donneurs d’ordres et des partenaires technologiques complémentaires.

Quels freins à l’innovation ou à la croissance souhaitez-vous lever grâce à votre participation à cet écosystème ?

Parmi les freins, l’accès aux financement est de plus en plus compliqué avec des changements/incertitudes qui interviennent sur des mécanismes tels que le CIR. Un second est la difficulté d’accès aux marchés publics, privés, grands comptes pour une PME technique, les cycles de décision longs et les exigences de référencement pénalisant les jeunes structures innovantes indépendamment de la qualité de leur technologie, nécessitant de lourds investissements marketing/commercial.

Un challenge ou un objectif marquant pour les mois à venir ? 

À l’échelle nationale, nous visons à renforcer la souveraineté numérique des infrastructures critiques, en veillant à ce que les données des territoires et industries, restent maîtrisées par leurs producteurs et exploitants plutôt que captées par des plateformes fermées non européennes. Nous voulons également démontrer la réplicabilité de notre socle ouvert, qu’il s’agisse d’une commune, d’une exploitation agricole ou d’un site industriel, ce qui en fait un modèle de déploiement pertinent pour la transition énergétique et environnementale. À l’échelle européenne, nous contribuons aux standards ouverts pour l’interopérabilité et les jumeaux numériques et en positionnant Twin·Picks comme une brique de référence dans les initiatives de jumeaux et espaces de données sectoriels qui structurent aujourd’hui l’écosystème européen de l’innovation.
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Interview de Sophie Cachard, Responsable de la Stratégie d’Influence et de la Coopération Internationale

Sophie Cachard, Responsable de la Stratégie d’Influence et de la Coopération Internationale a répondu à nos questions. 

— Quelle est l’activité de votre entreprise et quel défi relève votre solution ? 

Aix Marseille Université (amU), à travers la fondation Amidex, accompagne le développement d’un écosystème d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation de rang mondial. Sa mission est de faire émerger et d’accélérer des projets innovants en recherche, formation et transfert de connaissances, en mobilisant l’ensemble des acteurs du territoire : laboratoires, organismes de recherche, entreprises, collectivités et société civile.

Amidex porte l’Initiative d’Excellence (IdEx) du site Aix-Marseille, l’une des premières IdEx françaises pérennisées par l’État. Cette dynamique rassemble un consortium unique de neuf partenaires académiques et scientifiques autour d’amU, parmi lesquels le CNRS, l’Inserm, l’IRD, le CEA, l’AP-HM, l’Institut Paoli-Calmettes, Sciences Po Aix ou encore l’École Centrale Méditerranée. Dotée par l’État d’un capital de 750 millions d’euros, l’IdEx constitue un levier majeur pour soutenir l’excellence scientifique, l’innovation et l’attractivité internationale du territoire.

Avec près de 80 000 étudiants, plus de 8 000 personnels, plusieurs milliers de chercheurs et enseignants-chercheurs et l’un des plus importants potentiels de recherche en France, Aix-Marseille Université est aujourd’hui un acteur majeur du développement scientifique, économique et sociétal à l’échelle nationale et européenne.

Face aux grandes transitions contemporaines ; santé, environnement, intelligence artificielle, industrie, énergie, cohésion sociale ou souveraineté européenne, amU contribue à produire des connaissances, former les talents de demain et transformer les découvertes scientifiques en solutions concrètes au service de la société. Notre ambition est de faire de la recherche et de l’innovation des moteurs de progrès, de compétitivité et de résilience pour les territoires et pour l’Europe.

Pourquoi votre entreprise a-t-elle décidé de rejoindre le Comité Richelieu et qu’attendez-vous d’un écosystème qui rassemble des startups, PME et ETI innovantes ? 

Rejoindre le Comité Richelieu est une opportunité naturelle pour Aix Marseille Université et Amidex, qui placent les partenariats entre recherche publique et acteurs économiques au cœur de leur stratégie.

Nous souhaitons renforcer les échanges avec les startups, PME et ETI innovantes afin de faire émerger de nouvelles collaborations scientifiques, technologiques et entrepreneuriales. Cet écosystème constitue un espace privilégié pour identifier des besoins, construire des projets communs et accélérer le transfert des résultats de la recherche vers l’innovation.

 

À travers le consortium du site Aix-Marseille, qui rassemble notamment le CNRS, l’Inserm, l’IRD, le CEA, l’AP-HM et plusieurs grandes écoles, nous portons une ambition collective : créer des partenariats durables et mutuellement bénéfiques entre le monde académique et le monde économique.

Nous y voyons également une formidable opportunité pour nos étudiants, doctorants et jeunes chercheurs, qui pourront mieux comprendre les enjeux de l’innovation, développer leurs compétences et s’insérer dans les filières stratégiques de demain.

Quels freins à l’innovation ou à la croissance souhaites-tu lever grâce à votre participation à cet écosystème ?

L’un des principaux défis consiste aujourd’hui à accélérer les passerelles entre la recherche, l’innovation et les besoins socio-économiques.

Notre participation au Comité Richelieu doit permettre de renforcer les interactions entre chercheurs, entrepreneurs et industriels, de favoriser l’émergence de projets collaboratifs et de mieux identifier les opportunités de valorisation des résultats scientifiques.

Nous sommes convaincus que les grands défis de notre époque nécessitent une innovation ouverte, fondée sur la coopération entre les acteurs publics et privés. Lever les freins à ces collaborations est une condition essentielle pour faire progresser la recherche et accroître son impact économique et sociétal.

— Pourriez-vous partager une réussite récente dont vous êtes particulièrement fier ?

Nous sommes particulièrement fiers de l’initiative « Safe Place for Science », portée par Aix Marseille Université.

Dans un contexte international marqué par des tensions croissantes pesant sur les libertés académiques et la mobilité scientifique, cette initiative vise à accueillir et accompagner des chercheurs dont les travaux ou les conditions d’exercice sont menacés dans leur pays.

 

Elle incarne une conviction forte : la science est un bien commun qui doit pouvoir se développer librement, au service du progrès, du dialogue entre les peuples et de l’intérêt général. Cette mobilisation témoigne de la capacité de notre université à conjuguer excellence scientifique, responsabilité sociétale et ouverture internationale.

Un challenge ou un objectif marquant pour les mois à venir ? 

Les prochains mois seront marqués par plusieurs enjeux majeurs pour l’Europe, notamment dans les domaines de la diplomatie scientifique, de l’autonomie stratégique, de la défense et de la souveraineté technologique.

Dans ce contexte, Aix Marseille Université souhaite mettre ses forces de recherche, d’innovation et de formation au service des grandes priorités européennes. Cela implique de renforcer les coopérations
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Lancement de l’Observatoire de la Défense

🚀 Dirigeants et dirigeantes de la Défense : votre voix doit compter.
👉 Participez dès maintenant à l’enquête : https://lnkd.in/eBQ5G98y

Dans un contexte de réarmement accéléré et de montée en puissance de l’effort industriel, les dirigeants de startups, PME et ETI du secteur de la défense jouent un rôle stratégique pour la souveraineté et la compétitivité françaises.

Le Comité Richelieu, avec le soutien stratégique de Sahar et en partenariat avec les grands acteurs de l’écosystème français de la défense, GICAT, GICAN, ainsi que le Mouvement des Entreprises de France, NAE (Normandie AeroEspace), Thales, Airbus, Crédit Agricole, La Place Stratégique, AERIADES, CICLAD, Defacto, lance l’Observatoire de la Défense.

🎯 Une enquête nationale pour identifier concrètement :

  • les freins d’accès aux marchés
  • les besoins de financement et d’accélération
  • les enjeux RH et industriels
  • les opportunités en France et à l’export

📊 Rendez-vous en juin 2026 pour découvrir les résultats. 
GICAT, GICAN, MEDEF, NAE (Normandie AeroEspace), Thales, Airbus, Crédit Agricole, La Place Stratégique, AERIADES, CICLAD, Defacto.

Interview de Maxence Bousard-Mitout, Chieff of staff to the CEO et Business Development Manager chez SpaceDreamS

SpaceDreamS développe des solutions modulaires et mobiles pour optimiser l’accès à l’espace. L’entreprise rejoint le Comité Richelieu en tant que nouvel adhérent.

Maxence Bousard-Mitout, Chieff of staff to the CEO et Business Development Manager chez SpaceDreamS, a répondu à nos questions. 

— Quelle est l’activité de votre entreprise et quel défi relève votre solution ? 

Créée en 2021 et basée à Paris et Toulouse, SpaceDreams est le premier architecte privé de centres de lancement en Europe. La société poursuit l’objectif de favoriser la compétitivité des lanceurs avec le développement de plateformes de lancement et bancs d’essais communalisés, modulaires et mobiles. L’entreprise fournit des solutions clés en main de proximité au sol pour lanceurs et ports spatiaux, ainsi que des services de lancement et de maintien en condition opérationnelle afin de réduire le coût et le temps d’accès à l’espace.

Pourquoi votre entreprise a-t-elle décidé de rejoindre le Comité Richelieu et qu’attendez-vous d’un écosystème qui rassemble des startups, PME et ETI innovantes ? 

Nous sommes fiers de rejoindre le Comité Richelieu afin de favoriser le développement de nos activités dans le secteur de la défense. A ce titre, nous entendons enrichir notre dialogue avec les acteurs nationaux, comme l’Agence de l’Innovation de Défense et la Direction Générale de l’Armement, ainsi qu’avec leurs homologues au sein des armées européennes. Ainsi, nous serons heureux de participer aux évènements de l’AID, ainsi qu’aux salons de défense et de l’aérospatial en France et à l’étranger.

Enfin le Comité Richelieu pourrait nous aider à mieux nous connecter à la BITDE afin de renforcer la résilience de notre chaîne de valeur et de contribuer à faire valoir l’importance stratégique et duale de notre activité, auprès des décideurs institutionnels et politiques en France et en Europe.

Un challenge en 2025? 

En 2025 SpaceDreams compte relever le défi de la croissance afin d’accompagner ses clients internationaux et de réaliser l’ensemble des modules de son produit phare, le Next-generation Universal Launch Pad (NUPAD), la première plateforme de lancement multi-lanceurs au monde.  

SpaceDreamS

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Actualités du Comité — Février 2025

ACTUALITÉS

🚀 Lancement du programme Booster Start saison 2​

Le 18 décembre dernier, le Comité Richelieu a donné le coup d’envoi de la nouvelle édition de son programme Booster Start au sein du WAI by BNP Paribas.

 

Ce programme d’accompagnement dédié aux startups innovantes a accueilli une nouvelle promotion, composée d’entrepreneurs engagés dans des secteurs variés.

 

La première session a permis aux participants de se concentrer sur deux aspects essentiels du développement d’une startup : la rédaction d’un business plan attractif pour structurer une vision convaincante, et la recherche de partenaires financiers pour élaborer des stratégies efficaces et attirer les investisseurs.

 

Les échanges ont été particulièrement enrichissants, et l’enthousiasme des participants témoigne de l’impact de ce programme sur la croissance des startups.

 

Prochain rendez-vous le 27 février 2025 pour un atelier sur la négociation et la conclusion de contrats.

📊 Présentation des résultats de l'Observatoire de l'Innovation 2024​

🤝 Le Comité Richelieu, en partenariat avec Sogedev by EPSA et le Mouvement des Entreprises de France (Medef), a dévoilé les résultats de l’Observatoire de l’Innovation 2024 lors d’une matinée riche en échanges au siège du Medef à Paris.

 

Sur le thème “Stabiliser – Simplifier – Stimuler : 3 clés de succès pour innover”, cette rencontre a permis d’explorer les leviers à actionner pour renforcer l’écosystème français de l’innovation.

 

Les tables rondes ont abordé deux sujets clés : la simplification des processus pour libérer l’entreprise avec des conseils d’experts. Et la stratégie de financement pour stimuler l’innovation, et mettre l’accent sur l’épargne ou le réinvestissement des bénéfices.

 

Ces discussions ont souligné l’importance d’une gestion efficace des ressources et d’une culture de simplification pour assurer la croissance des entreprises.

 

Nous remercions l’ensemble des intervenants et le Medef pour leur accueil chaleureux.

⛴ Le Comité Richelieu au salon Euronaval 2024

🎙 Lors de notre participation au mondial du naval de défense, nous avons mené deux actions majeures : une délégation d’entreprises membres du Comité Richelieu, composée d’ATOS RACKS, IT-OneView, ATDI Group, SeADvance, SERAPID Group et OPUS Aerospace, a eu l’opportunité de rencontrer des acteurs clés du secteur tels que Thales, NAVAL GROUP, le Ministère des Armées, Sodern, Unseenlabs et DIODON Drone Technology.

 

En parallèle, nous sommes allés à la rencontre de nos membres exposants – PERIPHERALFACTEMSBG SystemsSYMETRIE et Interface Concept – ainsi que de nos partenaires stratégiques comme le GICAN, l’Agence de l’innovation de défense et Normandie AeroEspace (NAE).

 

Nous tenons à remercierle GICAN et Marie-Christine Méchet, Déléguée générale adjointe, pour l’organisation de cette délégation enrichissante !

🗣 Rencontre avec l'Amiral Marc Aussédat

Le Comité Richelieu et EDEN Clusteren collaboration avec la CCI Val-d’Oise, ont organisé une rencontre avec l’Amiral Marc Aussédat, adjoint forces du délégué général pour l’Armement.

 

Ce moment d’échanges a permis d’aborder des sujets stratégiques liés aux capacités industrielles, aux besoins des forces armées et aux défis du Ministère des Armées et de la DGA (Direction Générale de l’Armement).

 

🙌 Les discussions ont mis en lumière les enjeux des délais de développement, la réactivité des industriels face aux besoins opérationnels et les synergies entre innovation et défense.

🥂 Dîner plénière autour de David Baverez

Le Comité Richelieu et EDEN Clusteren collaboration avec la CCI Val-d’Oise, ont organisé une rencontre avec l’Amiral Marc Aussédat, adjoint forces du délégué général pour l’Armement.

 

Ce moment d’échanges a permis d’aborder des sujets stratégiques liés aux capacités industrielles, aux besoins des forces armées et aux défis du Ministère des Armées et de la DGA (Direction Générale de l’Armement).

 

🙌 Les discussions ont mis en lumière les enjeux des délais de développement, la réactivité des industriels face aux besoins opérationnels et les synergies entre innovation et défense.

🏢 Vernon au centre des synergies : entre Innovation, Défense et Espace

🎙️  Le Campus de l’Espace de Vernon a accueilli une journée dédiée aux synergies entre innovationdéfense et spatial, en partenariat avec Connect by CNES, l’Agence de l’innovation de défense (AID)Seine Normandie Agglomération, la Ville de Vernon et Normandie AeroEspace (NAE).

Les participants ont pu assister à des tables rondes enrichissantes sur plusieurs thématiques clés. La première, animée par Anne Rodella (Directrice générale du Campus de l’Espace), Philippe Eudeline (Président de NAE) et Jean-François Delange (Directeur du site ArianeGroup de Vernon), ont abordé la dynamique d’écosystème pour favoriser l’innovation sur le territoire. 

Une autre session a exploré le rôle des startups et PME dans le NewSpace, mettant en lumière les opportunités de croissance pour les entreprises du secteur spatial. 

Enfin, la journée s’est terminée par une visite de la pépinière de startups Kpsul et du K1, récemment restructuré par le Campus de l’Espace. Elle offre un aperçu concret du dynamisme de l’écosystème normand.

Un grand merci à nos partenaires et à François Ouzilleau, Maire de Vernon, pour la clôture de cet événement fédérateur !

✨ Cet événement représente une belle opportunité de visibilité et de collaboration pour les membres du Comité Richelieu avec l’écosystème français.

👨‍💻 Retour sur la formation OSINT

🔬 Le Comité Richelieu a organisé une formation sur l’Open Source Intelligence (OSINT), un enjeu stratégique majeur pour l’intelligence économique et la veille concurrentielle.

 

Sous la direction de Cyrille Fonvielle et Alexandre Laranjeiro du Cabinet Vélite, les participants ont plongé dans les fondamentaux du raisonnement tactique pour aborder les enjeux d’influence.

 

Ils ont exploré les outils et techniques clés de l’OSINT et ont participé à des ateliers pratiques sur le profilage, la recherche d’informations stratégiques et la gestion des conflits d’intérêts

 

Cette session a permis de renforcer leur compréhension des enjeux liés à l’influence et de développer des compétences pratiques pour mieux appréhender leurs enjeux stratégiques.


🙌 Merci à Bertrand Gouillart, Chef du pôle innovation ouverte à l’Agence de l’innovation de défense, pour son accueil au sein de l’Innovation Défense Lab. 

📣 GRTgaz devient Natran

 🙌 Le Comité Richelieu est fier de soutenir son partenaire NaTran (anciennement GRTgaz) dans cette étape clé de son évolution !

 

Après 20 ans de contribution à la sécurité énergétique française et européenne, GRTgaz se transforme et prend aujourd’hui un nouveau nom : NaTran, pour affirmer son engagement dans la transition énergétique.

 

Depuis sa création, GRTgaz a su innover et se transformer pour répondre aux enjeux énergétiques du futur. Avec ce changement de nom, NaTran se fixe une ambition claire : transporter tous les gaz qui participeront à la transition énergétique. Une étape audacieuse soutenue par le Comité Richelieu.

 

 

🎉 Félicitations à NaTran (ex GRTgaz) et à toute l’équipe pour cette nouvelle aventure. 

 

📆 Save The Date, nos prochains évènements

10 février 2025 (16h00 – 18h00)  Commission Défense

Avec l’intervention du Colonel Éric Goffinon (Chef de division capacitaire) et du Lieutenant-Colonel Damien Brosset-Heckel (Chef de division stratégique) du Commandement des Opérations Stratégiques (COS).

 

 

4 et 5 avril 2025  Journées Usines Ouvertes

Deux journées immersives pour découvrir les coulisses de l’innovation industrielle et les savoir-faire français. 

 

18 et 19 mars 2025 – Mission innovation franco-polonaise

Deux journées organisées par L’Agence de l’innovation de défense. La date limite des inscriptions est fixée au 7 mars 2025 ou jusqu’à atteindre la limite des 300 places

#innovation2024 : l’enquête auprès des startups, PME et ETI

Le Comité Richelieu, en collaboration avec Sogedev by EPSA, le MEDEF, et leurs nombreux partenaires, a présenté ce 4 décembre les résultats de l’Observatoire de l’Innovation 2024, une enquête nationale auprès des startups, PME et ETI françaises.

🔍 Cette édition s’inscrit dans un contexte économique complexe marqué par des défis cruciaux tels que l’attractivité, la souveraineté et la transition écologique. Les résultats montrent un attachement fort des entreprises à des dispositifs structurants comme le CIR, le CII et le statut JEI, tout en pointant des attentes claires en matière de simplification administrative et de visibilité des dispositifs publics.

Les échanges ont également mis en avant :

  • Le rôle clé des agences d’innovation dans des secteurs comme la défense, les transports et la santé.
  • La nécessité d’amplifier les efforts pour rendre la commande publique innovante plus accessible et utilisée.
  • Une mobilisation forte pour maintenir un environnement propice à l’innovation, en particulier à travers des financements pérennes et un soutien renforcé.

Découvrez les enseignements détaillés et chiffrés de cette enquête essentielle pour l’avenir de l’écosystème d’innovation français en cliquant ici.

Tribune #2 des dirigeants d’entreprises innovantes et acteurs de l’écosystème d’innovation en France

« Vous réclamiez des licornes, vous aurez des ânes !  »

Nous nous attendions à des remises en causes des dispositifs en faveur de l’innovation. Nous nous attendions à une approche au rabot mais nous n’imaginions pas le pire qui est actuellement annoncé et qui est, en fait, un reniement absolu du soutien, jusqu’à présent affiché par l’Etat, à l’innovation. CII (300 millions d’euros), JEI (300 millions d’euros) – des dispositifs ne concernant que les startups et PME – sont fortement attaqués, le premier supprimé et le second fondamentalement remis en cause.

N’y allons pas par quatre chemins. Pour reprendre les propos de parlementaires de tous les horizons, « le projet de loi de finances est une catastrophe annoncée pour l’écosystème d’innovation en France », une catastrophe pour les entreprises, pour les salariés, pour les collaborations entre les secteurs publics et privés, pour la recherche, pour l’avenir de la France.

Elle est d’autant plus une catastrophe qu’elle est d’une grande brutalité pour de petites structures.  Après avoir tenu un discours sur la Startup Nation, après avoir dit « on ne touchera pas aux PME », voilà que les unes comme les autres sont déconsidérées. On entendait d’elles qu’elles étaient un fer de lance, elles deviennent la dernière roue du carrosse. 

Vous vouliez des licornes pour affronter les défis économiques, vous aurez des ânes au nom d’une mauvaise bataille ! L’envol et l’effet d’accélération recherchés sont abandonnés. Vous cherchiez à rattraper nos retards, vous rejoignez sciemment un triste décrochage en lâchant, de fait, les nouvelles générations.

Bercy s’attaque a des dispositifs plébiscités et qui ont démontré leur utilité au service de l’emploi, de l’innovation et de l’attractivité de notre pays.

Nous écrivons au passé mais heureusement, il est encore temps de réagir.

Vous qui allez devoir vous exprimer sur le budget de la France pour 2025, ne faites pas cette erreur. Ne remettez pas en cause les seuls outils fléchés vers les PME qui visent à faire rayonner la France et à lui permettre de connaitre un renouveau économique.  

Dirigeants de startups, de PME et d’ETI, représentants de grands groupes, acteurs privés et publics de l’écosystème d’innovation en France, nous continuons à avoir la conviction que notre pays a besoin d’innovation et d’intelligence pour relever les grands défis de notre temps, ceux qui garantissent la croissance économique ainsi que les grands équilibres sociaux et financiers.

Interview de Vianney Mercherz, vice-président sales de ATDI Group

ATDI Group développe des solutions logicielles puissantes pour gérer le spectre radio.
L’entreprise est leader de son domaine guidée par l’innovation au cœur de son activité.

Vianney Mercherz, vice-président sales, a répondu à nos questions.

— Quelle est l’activité de votre entreprise et quel défi relève votre solution ? 

ATDI Group fournit des solutions logicielles avancées pour l’ingénierie radio et la gestion du spectre en France comme au grand export.

Nous faisons évoluer en permanence nos offres pour nous aligner sur les technologies émergentes et les tendances de l’industrie, en aidant nos clients à planifier, modéliser et gérer efficacement l’utilisation de leur spectre radioélectrique.

Dans ce domaine, nous avons su développer une solution complète de planification radio et brouillage à destination du secteur de la défense.

— Pourquoi votre entreprise a-t-elle décidé de rejoindre le Comité Richelieu
et qu’attendez-vous d’un écosystème qui rassemble des startups, PME et ETI innovantes ?

ATDI Group fait partie de ces entreprises désignées sous le qualificatif de PME innovantes.

Fort de 38 ans d’expérience et présent dans le monde entier, il était important pour nous avant tout de s’investir dans une structure dont le but reste de faire rayonner le savoir-faire des entreprises liées à la défense mais aussi de mettre en lumière notre savoir faire auprès de startups, PME et ETI évoluant dans les mêmes sphères dans le but d’identifier et d’activer de potentielles synergies.

— Un challenge en 2024 ?

L’intégration de l’IA de manière opérationnelle, outre le continuel développement de nos solutions existantes et la création de nouvelles offres.

En effet, l’intelligence artificielle est facteur de multiples possibilités pour augmenter les solutions que nous offrons.

Son intégration est donc l’une des priorités d’ATDI Group pour l’année 2024.

ATDI Group

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Tribune des dirigeants d’entreprises innovantes et acteurs de l’écosystème d’innovation en France

« Remise en cause du CIR et du CII : Ne faites pas cette erreur ! »

Plus de 400 signataires

Vous qui allez voter le budget de notre pays pour 2025, vous voulez de l’emploi, de la compétitivité, des entreprises, de l’industrie, de la croissance. Les Français et les dirigeants d’entreprises aussi. Alors, ne remettez pas en cause les dispositifs de soutien à l’innovation et à la R&D. Croyez-nous, il ne faut ni ralentir ni renoncer sur ces dispositifs mais il est urgent de renforcer l’audace sur le plan économique.

Dirigeants de startups, de PME et d’ETI, représentants de grands groupes, acteurs privés et publics de l’écosystème d’innovation en France, nous avons la conviction que notre pays a besoin d’innovation et d’intelligence pour relever les grands défis de notre temps, ceux qui garantissent la croissance économique ainsi que les grands équilibres sociaux et financiers.

Nous sommes responsables s’agissant du contexte actuel et nous partageons la nécessité d’être rigoureux. Il faut donc faire des choix mais évitons de faire les mauvais : ceux qui auraient un impact négatif sur la croissance et l’emploi.

Il se murmure que le CIR pourrait être raboté et le CII remis en cause. Ne commettez pas l’irréparable !

Certains opposent le soutien à l’innovation à la baisse des impôts de production. Ne faites pas cette erreur.

Comme l’a mis récemment en avant la fondation IFRAP, le coût pour les finances publiques des créances de CIR est maîtrisé et en 2024 atteindrait celui de 2009, un an seulement après sa réforme. Par ailleurs, la contribution à 15 ans du CIR n’est pas marginale et représente près de 0,5 point de PIB dans un contexte généralisé de baisse de la croissance potentielle.

L’observatoire des dispositifs en faveur de l’innovation porté depuis 11 ans par le Comité Richelieu et de nombreux acteurs de l’écosystème de l’innovation démontre un attachement fort des entreprises qui jugent, parmi d’autres dispositifs, le CIR et le CII indispensables à l’innovation en France.

Enfin, pour parler vrai, nous évoquons avec le CIR et le CII, des dispositifs qui exigent, pour être éligible, de largement montrer patte blanche sur l’intention, la démarche et les résultats. Ces dispositifs sont sérieux.

Nous qui prenons peu la parole publiquement, nous avons décidé de signer cette tribune par ce qu’il en va d’un tournant qui peut être funeste ou salvateur pour l’économie et pour l’avenir de notre pays.

Nous vous appelons humblement à ne remettre en cause ni le CIR ni le CII. 

* crédit d’impôt recherche (CIR), crédit d’impôt innovation (CII).

Pour la publication de cette tribune, le compteur des signatures a été arrêté au 24 septembre 2024, mais vous pouvez toujours faire part de votre soutien en la signant : Je signe la tribune.