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Interview de Sophie Cachard, Responsable de la Stratégie d’Influence et de la Coopération Internationale

Sophie Cachard, Responsable de la Stratégie d’Influence et de la Coopération Internationale a répondu à nos questions. 

— Quelle est l’activité de votre entreprise et quel défi relève votre solution ? 

Aix Marseille Université (amU), à travers la fondation Amidex, accompagne le développement d’un écosystème d’enseignement supérieur, de recherche et d’innovation de rang mondial. Sa mission est de faire émerger et d’accélérer des projets innovants en recherche, formation et transfert de connaissances, en mobilisant l’ensemble des acteurs du territoire : laboratoires, organismes de recherche, entreprises, collectivités et société civile.

Amidex porte l’Initiative d’Excellence (IdEx) du site Aix-Marseille, l’une des premières IdEx françaises pérennisées par l’État. Cette dynamique rassemble un consortium unique de neuf partenaires académiques et scientifiques autour d’amU, parmi lesquels le CNRS, l’Inserm, l’IRD, le CEA, l’AP-HM, l’Institut Paoli-Calmettes, Sciences Po Aix ou encore l’École Centrale Méditerranée. Dotée par l’État d’un capital de 750 millions d’euros, l’IdEx constitue un levier majeur pour soutenir l’excellence scientifique, l’innovation et l’attractivité internationale du territoire.

Avec près de 80 000 étudiants, plus de 8 000 personnels, plusieurs milliers de chercheurs et enseignants-chercheurs et l’un des plus importants potentiels de recherche en France, Aix-Marseille Université est aujourd’hui un acteur majeur du développement scientifique, économique et sociétal à l’échelle nationale et européenne.

Face aux grandes transitions contemporaines ; santé, environnement, intelligence artificielle, industrie, énergie, cohésion sociale ou souveraineté européenne, amU contribue à produire des connaissances, former les talents de demain et transformer les découvertes scientifiques en solutions concrètes au service de la société. Notre ambition est de faire de la recherche et de l’innovation des moteurs de progrès, de compétitivité et de résilience pour les territoires et pour l’Europe.

Pourquoi votre entreprise a-t-elle décidé de rejoindre le Comité Richelieu et qu’attendez-vous d’un écosystème qui rassemble des startups, PME et ETI innovantes ? 

Rejoindre le Comité Richelieu est une opportunité naturelle pour Aix Marseille Université et Amidex, qui placent les partenariats entre recherche publique et acteurs économiques au cœur de leur stratégie.

Nous souhaitons renforcer les échanges avec les startups, PME et ETI innovantes afin de faire émerger de nouvelles collaborations scientifiques, technologiques et entrepreneuriales. Cet écosystème constitue un espace privilégié pour identifier des besoins, construire des projets communs et accélérer le transfert des résultats de la recherche vers l’innovation.

 

À travers le consortium du site Aix-Marseille, qui rassemble notamment le CNRS, l’Inserm, l’IRD, le CEA, l’AP-HM et plusieurs grandes écoles, nous portons une ambition collective : créer des partenariats durables et mutuellement bénéfiques entre le monde académique et le monde économique.

Nous y voyons également une formidable opportunité pour nos étudiants, doctorants et jeunes chercheurs, qui pourront mieux comprendre les enjeux de l’innovation, développer leurs compétences et s’insérer dans les filières stratégiques de demain.

Quels freins à l’innovation ou à la croissance souhaites-tu lever grâce à votre participation à cet écosystème ?

L’un des principaux défis consiste aujourd’hui à accélérer les passerelles entre la recherche, l’innovation et les besoins socio-économiques.

Notre participation au Comité Richelieu doit permettre de renforcer les interactions entre chercheurs, entrepreneurs et industriels, de favoriser l’émergence de projets collaboratifs et de mieux identifier les opportunités de valorisation des résultats scientifiques.

Nous sommes convaincus que les grands défis de notre époque nécessitent une innovation ouverte, fondée sur la coopération entre les acteurs publics et privés. Lever les freins à ces collaborations est une condition essentielle pour faire progresser la recherche et accroître son impact économique et sociétal.

— Pourriez-vous partager une réussite récente dont vous êtes particulièrement fier ?

Nous sommes particulièrement fiers de l’initiative « Safe Place for Science », portée par Aix Marseille Université.

Dans un contexte international marqué par des tensions croissantes pesant sur les libertés académiques et la mobilité scientifique, cette initiative vise à accueillir et accompagner des chercheurs dont les travaux ou les conditions d’exercice sont menacés dans leur pays.

 

Elle incarne une conviction forte : la science est un bien commun qui doit pouvoir se développer librement, au service du progrès, du dialogue entre les peuples et de l’intérêt général. Cette mobilisation témoigne de la capacité de notre université à conjuguer excellence scientifique, responsabilité sociétale et ouverture internationale.

Un challenge ou un objectif marquant pour les mois à venir ? 

Les prochains mois seront marqués par plusieurs enjeux majeurs pour l’Europe, notamment dans les domaines de la diplomatie scientifique, de l’autonomie stratégique, de la défense et de la souveraineté technologique.

Dans ce contexte, Aix Marseille Université souhaite mettre ses forces de recherche, d’innovation et de formation au service des grandes priorités européennes. Cela implique de renforcer les coopérations
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