Coros Space développe des solutions de calcul embarqué pour satellites, permettant de traiter les données directement en orbite plutôt que de les rapatrier au sol. L’entreprise rejoint le Comité Richelieu en tant que nouvel adhérent.
Sanath Muret co-founder et CEO chez Coros Space, a répondu à nos questions.
— Quelle est l’activité de votre entreprise et quels défis relève votre solution ?
Coros Space développe des solutions de calcul embarqué pour satellites, permettant de traiter les données directement en orbite plutôt que de les rapatrier au sol.
Aujourd’hui, les satellites collectent d’importants de volumes de données, images, signaux, mesures, mais la quasi-totalité doivent être envoyées au sol pour être traitées. C’est lent, coûteux et incompatible avec les missions qui exigent de la réactivité. Coros Space répond à ce défi en apportant de l’intelligence directement à bord, ouvrant la voie à un cloud spatial au service des opérateurs français et européens.
Cette maîtrise des environnements extrêmes nous ouvre également des marchés adjacents comme les drones sous-marins, où l’autonomie de traitement embarqué est tout aussi critique.
— Pourquoi avoir choisi de rejoindre le Comité Richelieu, et qu’attendez-vous d’un écosystème réunissant startups, PME et ETI innovantes ?
Le Comité Richelieu est l’écosystème naturel pour une startup comme Coros Space, qui évolue sur des marchés où innovation technologique et souveraineté industrielle sont indissociables.
Nous y cherchons avant tout à accélérer notre compréhension des besoins réels du marché, en nous confrontant à des acteurs qui partagent les mêmes contraintes, et à tisser des liens durables avec des entreprises au même stade de maturité. Bénéficier d’une voix collective face aux donneurs d’ordres publics et privés est également un enjeu clé pour nous.
— Quels freins à l’innovation ou à la croissance souhaitez-vous lever grâce à votre participation à cet écosystème ?
Notre principal défi est de mieux comprendre les besoins réels du marché et de créer des liens avec des entreprises qui traversent les mêmes étapes que nous.
D’un côté, nous cherchons à confronter notre solution à des acteurs opérationnels, intégrateurs ou utilisateurs finaux, pour affiner notre offre au plus près du terrain. De l’autre, nous voulons tisser des relations durables avec des startups et PME au même stade de maturité, pour avancer plus vite, partager les retours d’expérience et identifier des opportunités de complémentarité.
— Quel impact visez-vous à l’échelle nationale ou européenne ?
Notre ambition est de faire de Coros Space la reference européene du calcul embarqué souverain pour les environnements extrêmes, qu’il s’agisse de l’espace ou des fonds marins.
À terme, nous voulons être le contact naturel de tout acteur cherchant à rendre ses systèmes plus autonomes, plus réactifs et plus performants, sans dépendre de solutions étrangères. Cela passe d’abord par le spatial, avec la construction d’un cloud spatial européen, puis par l’extension de notre savoir faire vers d’autres domaines critiques comme les drones sous marins.
— Un challenge ou un objectif marquant pour les mois à venir ?
Notre objectif phare pour les prochains mois est la finalisation et la qualification de notre premier ordinateur de bord, le Red Cardinal DPU, avant l’Eurosatory 2026.
C’est une étape importante pour Coros Space : transformer un produit techniquement abouti en une solution prête à voler, certifiée, et présentable aux acteurs de la défense et du spatial sur l’une des plus grandes vitrines industrielles européennes.
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