OSEO est déjà fortement mobilisé pour préparer dès à présent la reprise ; de trois manières :
Avec le nouveau produit lancé à la fin de l’année dernière, le Contrat de Développement Participatif (CDP) pour renforcer le haut de bilan des entreprises. Ce prêt s’adresse à toutes les entreprises, jusqu’à 5 000 salariés. Il est d’une durée de 7 ans avec 2 ans de différé d’amortissement. Aucune garantie n’est demandée.
Son montant peut aller jusqu’à 3 millions d’euros, avec soit un accompagnement bancaire pour le double du CDP, soit l’accompagnement d’un organisme de fonds propres pour le montant du CDP.
Ce produit s’inscrit au cœur de la mission d’OSEO qui est de soutenir l’innovation et la croissance des PME. Il permet de financer les projets de développement, notamment en innovation, à l’international ou par croissance externe. Il a démarré dans de bonnes conditions. Notre objectif pour 2010 : mettre en place 600 millions d’euros de CDP.
J’ajoute qu’il est prévu dans le cadre des Etats Généraux de l’Industrie de mettre en place des « prêts verts ». 500 millions d’euros de « prêts verts bonifiés » seraient mis à la disposition des entreprises (PME et ETI) pour les rendre plus compétitives, via l’amélioration de la performance environnementale de leur process industriel ou de leurs produits. Il s’agit de favoriser la croissance verte, source de développement de filières industrielles d’avenir et d’emplois nouveaux. Ces prêts faciliteront l’octroi de financements bancaires, conformément au positionnement d’OSEO.
Nous y travaillons. C’est un projet qui nous tient à cœur. L’idée est de rendre plus lisible aux yeux des banques le potentiel de développement des PME innovantes et inciter à les financer davantage. OSEO donnerait une cotation, un label aux entreprises en fonction de leurs perspectives de croissance. Nous apporterions ainsi notre expertise en matière d’innovation à nos partenaires bancaires. Cela nécessite un important travail de préparation, car c’est une responsabilité forte que prendra OSEO.
Favoriser l’émergence et le développement d’entreprises de taille intermédiaire, c’est l’une des missions prioritaires que l’Etat nous a confiée.
Faire grandir les ETI qui existent ne doit pas faire perdre de vue qu’il convient aussi de faire grandir les PME de taille moyenne les plus performantes et les plus prometteuses qui ont vocation à devenir des ETI.
Les produits que je vous exposais plus haut y contribuent fortement, je pense en particulier au Contrat de développement participatif ou encore à l’association des PME à potentiel dans les projets collaboratifs porté par les Pôles de compétitivité.
Une autre façon de faire grandir les PME, c’est leur permettre d’avoir accès aux marchés des grands comptes. OSEO, via son produit Avance + finance les créances des entreprises sur les grands comptes publics et privés.
D’autres pistes sont étudiées, certaines venant d’être préconisées dans le rapport du Sénateur Bruno Retailleau. Par exemple, la possibilité de garantir les financements bancaires des investissements réalisés par les ETI ou le lancement d’un système d’émissions obligataires groupées entre entreprises.
Enfin, tout ce qui peut contribuer au regroupement des PME pour les rendre plus fortes, plus compétitives, plus présentes sur les marchés extérieurs va dans le bon sens.
D’abord poursuivre notre appui aux entreprises qui connaissent des tensions de trésorerie. Nous le ferons à un rythme progressivement moins élevé au fur et à mesure de la reprise de l’activité.
Ensuite, préparer sans attendre la reprise, en soutenant notamment les entreprises qui vont de l’avant et en alimentant les trois moteurs de croissance des entreprises que sont l’Innovation, l’Investissement et l’International.