Publié le - Comité Richelieu, Edito.

Dans un contexte difficile pour les start-up, les PME et les ETI, le Comité Richelieu ne manquera pas d’être attentif et exigeant 

Obtention difficile de financements, instabilité fiscale, défaillances d’entreprises en augmentation, destruction d’emploi en progression, la crise s’est installée en France. Il ne s’agit pas de dramatiser ou d’assombrir la situation mais de la regarder en face. Sur la base de ce constat, le Comité Richelieu porte un message clair. Tout d’abord, les restrictions budgétaires et les réflexions sur la dépense publique et la fiscalité, si elles sont nécessaires et appellent des décisions rapides et courageuses, ne peuvent ni de doivent être aveugles. Ensuite, nous sommes convaincus que les entreprises d’innovation et de croissance (start-up, PME et ETI) doivent se trouver au cœur du combat pour la croissance et la compétitivité en ce sens qu’elles peuvent très utilement contribuer à redresser notre économie.

Encore récemment, à l’occasion des Assises de l’entrepreneuriat dont les conclusions ont été présentées au président de la République, le Comité Richelieu a porté ce message au plus haut niveau de l’Etat. Un travail important a été réalisé et certaines mesures annoncées sont directement inspirées des propositions défendues par le Comité : création d’un plan d’épargne en actions dédié aux PME, valorisation de la prise de risque des entrepreneurs et des investisseurs, allègement des contrôles sur le CIR, encouragement à l’export, ou encore mise en place d’early adopter au sein des grands groupes et de l’Administration.

Ainsi, après le premier pas qu’avait représenté le « Pacte national pour la croissance, la compétitivité et l’emploi », les conclusions des Assises s’orientent dans la bonne direction.

Pour autant, beaucoup de chemin reste à parcourir et après les mots et quelques mesures annoncées, nous attendons plus. Nous attendons des actes, des chiffres, des détails et un calendrier. Nous appelons de nos vœux la mise en place d’un système plus rapide, plus efficace et plus simple. Si les entrepreneurs ont été entendus nous souhaitons à présent qu’ils soient parfaitement compris et que l’urgence de la situation ne soit pas négligée.

Plus que jamais, l’accès au marché, les mesures permettant de raccourcir les délais d’incubation des projets, le rééquilibrage amont/aval du processus entrepreneurial rendant plus rapide et sûr le passage de l’innovation à l’industrialisation du produit ou encore la mise en place d’un critère participatif pour le calcul du CIR des grands comptes doivent être des priorités et se concrétiser à travers l’action du Gouvernement mais aussi de la BPI.

Enfin, nous réclamons l’installation d’un mécanisme permettant de rendre compte de l’application des engagements pris, des mesures correspondantes et de leur efficience. Sur ce point, le Comité Richelieu est prêt à jouer un rôle actif.

Les commentaires sont fermés.