A l'heure où le gouvernement se réunit pour lancer les travaux de définition des priorités du futur emprunt national, le Comité Richelieu rappelle que la faiblesse majeure de l'économie française par rapport aux économies allemande et américaine est l'incapacité de ses PME à se développer. Il suggère que l'objectif de cet emprunt soit de permettre l'émergence de 2000 entreprises de stature mondiale, sur la base des PME innovantes existantes.
Concrètement, le Comité Richelieu recommande le dispositif suivant :
- Maintien du crédit d'impôt recherche et de son remboursement immédiat, au moins pour les PME
- Fusion des statuts gazelle et JEI en un nouveau statut de l'entreprise de croissance
- Orientation des aides à l'innovation vers les besoins aval : subventions pour R&D appliquée aux besoins de grands clients, prêts bonifiés pour les dépenses d'industrialisation
- Nouvel engagement des grands clients, dans un Pacte PME v2.0, incluant incitations internes à l'ouverture et respect du développement des PME partenaires
- Mise en place d'un dispositif de médiation commerciale, sur le modèle de la médiation du crédit
- Renforcement des aides financières à l'exportation pour les PME lorsqu'elles sont portées par des grands groupes
- Création de fonds d'investissement sectoriels patients
Ces nouvelles ressources financières ne doivent pas servir à refinancer des grands programmes de R&D amont. La France a des idées, il faut que les PME qui les portent puissent les appliquer et aller jusqu'au marché. C'est seulement ainsi qu'une politique d'innovation débouchera sur de la croissance et des emplois nouveaux.