
Le Comité Richelieu est régulièrement contacté par des PME exportatrices qui se plaignent des conditions dans lesquelles leurs clients étrangers sont accueillis lors de leur passage aux postes de la Police aux Frontières à Roissy. Il a rencontré ce jour le Directeur de la Police aux Frontières de l’aéroport pour échanger sur ce thème, sur la base d’un document rassemblant une quinzaine de témoignages de dirigeants de PME.
Nadine Joly a confirmé l’existence de difficultés, dues à la fois à la configuration particulière de l’aéroport (22 barrières frontière disséminées, faible nombre de postes disponibles par barrière), un effectif constant depuis 2005 malgré une forte augmentation du trafic et une multiplicité des organismes acteurs qui peut générer des dysfonctionnements, que ce soit sur le plan de l’information prévisionnelle sur les arrivées ou pour la gestion des files. De nombreux efforts sont faits pour améliorer la situation. Les principaux axes de travail sont :
- Le traitement en amont (dès l’embarquement sur le vol à destination de Paris),
- Le traitement différencié, permettant d’accélérer le passage de certaines personnes : passagers en correspondance urgente, frequent flyers, et ponctuellement pour l’instant personnes désignées comme « économiquement importantes » par des entreprises françaises,
- Une évolution de la gouvernance de cette mission, qui associe aujourd’hui la PaF, Aéroports de Paris et Air France.
Le Comité Richelieu a proposé à Nadine Joly d’organiser une réunion de travail réunissant des PME exportatrices, des grands groupes porteurs et des représentants de la PaF, d’Aéroports de Paris et d’Air France. A noter : La Direction de l’Administration de la Police Nationale est signataire du Pacte PME et Air France est signataire du Pacte PME International.