Ce matin était organisée par Henri Lachmann une rencontre entre Leo Apotheker (à gauche sur la photo), président de SAP, et le Conseil de surveillance du Pacte PME International, association mise en oeuvre par le Comité Richelieu.

Thème de l'échange : le Mittelstand allemand. Leo Apotheker nous a rappelé que l'’Allemagne compte plus de 10 000 entreprises de plus de 250 personnes (contre 4 700 en France) dont 5 000, indépendantes, constituent ce que l’on appelle le Mittelstand. Ce groupe est responsable de 40% des exportations allemandes. On trouve en son sein 60 % des 2000 « champions cachés » mondiaux, ces entreprises leaders sur leur continent et au moins dans le top 3 mondial, en général peu connues du grand public.
Les « champions cachés » allemands sont dans leur grande majorité des entreprises de production, basées sur une forte utilisation de la technologie (Leo Apotheker nous a précisé que l'Allemagne est le seul pays du monde où les PME et les ETI représentent le plus gros segment de clientèle pour SAP. Dans les autres pays, ce sont les grandes entreprises...) et pratiquant la qualité et l’innovation permanente. Leur stratégie est de devenir leaders sur une niche étroite, privilégiant le développement interne à la croissance externe, ce qui réduit le besoin de faire appel aux investisseurs privés et d’ouvrir le capital.
Ces entreprises sont dirigées par des personnalités très investies dans leur entreprise, qui y restent très longtemps, dirigent par l’exemple et privilégient la continuité et le long terme. Le personnel est lui aussi très stable (80 % de l’effectif est encore dans l’entreprise après 8 ans, contre 7 % pour l’ensemble des entreprises allemandes).
Comment l'Allemagne parvient-elle à générer de telles entreprises ? Quels enseignements la France peut-elle en tirer ? Tentatives de réponses dans le prochain blog...